Poseidon (Wolfgang Peterson)

Publié le par Cédric B.

Titre : Poseidon
Catégorie : Film
Réalisateur : Wolfgang Peterson
Acteurs principaux : Josh Lucas, Kurt Russel, Jacinda Barrett...
Date : 2006
Studios : Warner Bros.
Durée : 98 min

Les premières phrases : « - Quand ? - Aujourd'hui. - D'accord mais quand aujourd'hui ? - Arrête, je vais lui dire. - Salut, ça va les jeunes. »
L'extrait : « - Non. Non. A droite toutes, machines tribord arrière. - Machines tribord arrière toute. - Je prends la main. Je prends la main. Vire. Vire sur tribord. - J'enclenche l'alarme générale. - Tout l'équipage, immédiatement aux postes de sécurité. Ceci n'est pas un exercice. »
La dernière phrase : « - Prêt ? Feu. - Whoo ! Là ! Ils arrivent. - Regarde maman. - Ahaha. - Nous sommes là ! Nous sommes là !  »

poseidon.jpg

Commentaires :  Sur un paquebot de luxe géant, en plein Atlantique-Nord, le réveillon du jour de l'An bat son plein. Une vague géante retourne alors le colosse d'acier durant le bal. Dès lors, commence une longue lutte pour la survie.
Un long travelling qui détaille le navire, un blond qui regarde l'océan d'un air pénétré, une musique déjà mille fois entendue sur toutes les productions de ce type... Le générique contient toute l'identité du film : en mettre plein la vue mais sans avoir la moindre idée intelligente pour cela. L'image numériquement retravaillée est lisse, plate, inconsistante. Pour tout dire, Wolfgang Peterson a même réussi à rendre Kurt Russel, rasé et cheveux courts, parfaitement transparent. Un exploit à sa manière. Quant à la vague qui retourne le Poseidon, elle est tellement mal fichue qu'on sourit de la naïveté de ceux qui l'ont commise. A moins que ce ne soit de l'incompétence.
L'histoire tient en une ligne, voire un mot : survivre. Une idée aussi simple peut être bonne, pourvu que les personnages aient su nous attacher à eux, que les épreuves qu'ils traversent nous fassent frissonner. Ici, il n'en est rien. Les héros sont si ennuyeux qu'on est pressé qu'ils disparaissent. À aucun moment ils ne prennent vie, restant réduits à l'état d'image sur l'écran. Quant aux péripéties auxquelles ils font face, elles sont sans surprise et résolues de manière bien conventionnelle.
Dans The Perfect Storm, Wolfgang Peterson nous avait prouvé que cet amoureux de la mer savait jouer avec malice et humanité du carcan des grosses productions. Cette fois, il a failli. Mais après tout, pouvait-on attendre quoi que ce soit de bon d'un croisement hybride entre le Titanic et le tsunami de 2004 ? Promis, le prochain film dont on parlera ici sera un bon film. On l'a bien mérité.
En bref : Navrant.

> La semaine prochaine : Les routes de la navigation antique (une étude historique de Pascal Arnaud).

> Dans deux semaines : Les capitaines courageux (un film de Victor Fleming, d'après un roman de Rudyard Kipling).

Publié dans Films

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D

I have been visiting various blogs for my dissertation research. I have found your blog to be quite useful. Keep updating your blog with valuable information... Regards


Répondre
C

Thanks for your comment.