En pleine tempête (Wolfgang Peterson)

Publié le par Cédric B.

Titre : En pleine tempête (vo : The Perfect Storm)
Catégorie : Film
Réalisateur : Wolfgang Peterson
Acteurs principaux : George Clooney, Mark Wahlberg, Diane Lane...
Date : 2000
Studios : Warner Bros.
Durée : 129 min

Les premières phrases : « - On est aligné, c'est bon. Reprenez le bout de la garde. - Amarrez le bout arrière et tout de suite. »
L'extrait : « - Oui on va repartir. - Qu'est-ce que je t'ai dit. - C'est pour quand ? - Dans quelques jours. - Et pourquoi pas dans deux jours ? - Deux jours, c'est ça. - Attends, on vient d'arriver. - On peut pas attendre un peu ? - Ceux qui veulent pas, je les remplace en quelques coups de fil. Suivez-moi ou ne me suivez pas. Il y a encore une sortie pour cette saison et je vous donne ma parole que cette fois on se fera une chiée de poissons. »
La dernière phrase : « La brume se lève. Tu largues l'amarre d'avant. Tu t'engages dans le chenal sud. Tu passes Rocky Neck, Ten Pound Island, tu longes la lagune où je patinais quand j'étais môme. Un coup de corne. Tu décoches une vague au fils du gardien du phare. T'as les miaulards qui rappliquent, les manteaux noirs, les mouettes argentées et puis les cormorans aussi. Un rayon de soleil. Cap au nord. Moteurs à pleine puissance. Tu files bon train maintenant. L'équipage s'active. Tu es à la barre. Et voilà, tu es capitaine de pêche. Et qu'est-ce qu'il y aurait de mieux au monde ? »



Commentaires :
  Né en 1941, Wolfgang Peterson participe au renouveau du cinéma allemand dans les années 1970' avant de partir faire fortune à Hollywood, signant quelques grosses productions (Air Force One, Troy...). Pour nous, il est surtout l'auteur de plusieurs films en rapport avec la mer dont Das Boot (1981). Un connaisseur de l'élément liquide, donc. Les références sont bonnes. Mais que vaut vraiment En pleine tempête ? Le film surprend positivement. On s'attendait à une oeuvre recyclant tous les poncifs du genre des "films-catastrophes". Or, on se laisse agréablement porter par la première demie-heure du film durant laquelle on découvre, au rythme d'un promeneur, les personnages et leurs familles : femmes, enfants, frères... Chacun laisse une part de lui à terre lorsqu'il prend la mer. Une fois les héros embarqués, le film poursuit sur sa lancée : pas de scène grandiose, des histoires d'hommes, dans ce que cette expression peut avoir de positif : des histoires d'humains. D'ailleurs, en comparaison de cette densité de vie, l'épisode de la vague géante paraît fade et évacué comme une obligation sans intérêt par le réalisateur. Outre ses lueurs humanistes, l'oeuvre vibre aussi par ses références. Les Grands Bancs et Nantucket rappellent évidemment Moby Dick. Le destin de l'homme prêt à tout sacrifier dans l'espoir d'une dernière pêche fructueuse évoque évidemment Le vieil homme et la mer. C'est donc une petite surprise sympathique que cette oeuvre dont on regrettera le titre français trop creux et vide de sens. The perfect storm résonne d'une toute autre manière. Car se pose alors la question : qu'est-ce qu'une "tempête parfaite" ? Celle dont l'homme ne peut s'échapper ? La nature prend soudain une autre dimension.
En bref : Un film plaisant mais qui ne reste pas dans les mémoires.

> La semaine prochaine : Piratatak (un jeu de société de Grégory Kirszbaum).

> Dans deux semaines : Poseidon (un film de Wolfgang Peterson).

Publié dans Films

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